[DIY] Projet 12 #Europe

[DIY] Projet 12 #Europe

C’est le retour du projet créatif initié par Miss Paillettes & Catastrophes ! Comment, déjà ? Si peu de temps après le précédent ? ouiiii !

Il s’avère que j’avais plusieurs idées pour l’édition précédente sur la France et que j’avais très envie de les mettre en œuvre. Alors ce weekend, avec ma puce, nous avons pratiqué un peu de couture.

Le premier défi créatif concernait la France ; ce mois-ci c’est l’Europe. A l’appréciation de chacune pour ce qui est du pays. J’ai choisi l’Angleterre et je me suis inspirée des films d’animation Wallace et Gromit, réalisés par Nick Park et Steve Box, que mes enfants et moi adorons.

Le thé, le fromage et les crackers sont des éléments centraux des courts métrages. C’est même le sujet de l’un d’entre eux, « Une grande excursion », où les deux héros, en manque de fromage, construisent une fusée et se rendent sur la lune pour y organiser un pique-nique. Dans « Rasé de près », Wallace est très déçue de découvrir que Gwendolaine, dont il est amoureux, n’apprécie pas le fromage.

turoriel dinette en feutrine

Voici mon esquisse au feutre, avant de passer à la réalisation :

Outils et matériel

  • Feutrine taille A4 : jaune, blanc, rouge à pois, gris, bleu, rose
  • Molleton
  • Fil blanc pour canevas
  • Ciseaux
  • Aiguille et fil

Rien de plus simple pour les tranches de fromage : découpez des rectangles de feutrine, puis repliez-les par tiers pour découper de petits ronds de différentes taille. N’oubliez pas les côtés.

turoriel dinette en feutrine

turoriel dinette en feutrine

turoriel dinette en feutrine

La feutrine à petits pois blanc est impeccable pour imiter le saucisson. Pour le jambon, optez pour la feutrine rose pâle. J’ai un peu regretté de ne pas avoir de feutrine beige pour réaliser les crackers, je me suis rabattue sur du blanc.

 

Comme de petits coussins, j’ai cousu les rectangles pliés en deux, que j’ai remplis de molleton puis piqués six fois pour figurer les petits trous des crackers. Plus les points seront espacés, plus les extrémités auront l’air dentelées et irrégulières.

 

turoriel dinette en feutrine

Pour accompagner ces crackers et ce cheddar, il fallait bien du thé.

Pour les petits sachets, trois parties : les papiers qui retiennent le thé, les sachets et le fil. J’ai pris du fil à canevas, plus résistant, et fixé les deux morceaux de feutrine.

turoriel dinette en feutrine

Et voici la dinette en feutrine : assiette de cheddar, tranches de saucisson, crackers, oignons, et sachets pour le thé.

Vivement l’heure du thé entre bons amis !

Si vous voulez nous rejoindre dans le groupe et participer au Projet 12, c’est par ICI

 

Que lisez-vous en ce moment ? #10

Que lisez-vous en ce moment ?  #10

Gardiens des Cités perdues

  • Auteur : Shannon Messenger
  • Tranche d’âges : 9-99 ans
  • ISBN : 2266270664
  • Éditeur : Pocket Jeunesse (16/02/2017)

Le Résumé

Depuis des années, Sophie sait qu’elle n’est pas comme tout le monde. Elle se sent à part à l’école, où elle n’a pas besoin d’écouter les cours pour comprendre. La raison ? Elle est dotée d’une mémoire photographique… Mais ce n’est pas tout : ce qu’elle n’a jamais révélé à personne, c’est qu’elle entend penser les autres comme s’ils lui parlaient à haute voix. Un casque vissé sur la tête pour empêcher ce bruit de fond permanent de la rendre folle, elle se promène un matin avec sa classe au musée d’histoire naturelle quand un étrange garçon l’aborde.

Dès cet instant, la vie qu’elle connaissait est terminée : elle n’est pas humaine et doit abandonner son existence entière pour rejoindre un autre univers, qu’elle a quitté douze ans plus tôt. L’y attendent une pléiade de nouveaux condisciples, amis et ennemis, et une question obsédante : qui est-elle ?

Pourquoi l’a-t-on cachée dans le monde des humains ? Pourquoi n’a-t-elle que des souvenirs partiels de son passé ?

 

C’est la couverture (on ne se refait pas !) et les avis publiés sur ce roman qui m’ont amenée à me le procurer. Quelle bonne idée !

Un roman jeunesse que j’avais acheté pour mes enfants et que j’ai dévoré en quelques jours parce que je n’avais plus rien à lire et qu’il me fallait quelque chose de douillet. Une très belle découverte puisque j’ai aussitôt acheté le deuxième tome et pré-commandé le troisième qui sortira en poche dans quelques jours !

Il est vrai que de prime abord, on est dans le même type de fantastique que Harry Potter ou Amandine Malabulle. Transportés dans un monde différent, on apprend que le héros n’est pas humain, qu’il a été élevé chez les humains, mais que son origine est plus complexe, qu’il a des pouvoirs que les autres n’ont pas, même ceux de son espèce et que d’emblée il sera considéré dans ce nouveau monde comme un étranger aussi.

S’ensuit une quête, des professeurs aidants ou inquiétants, des adultes aimants ou avides de pouvoir, des amitiés et des amours naissants. Le choix d’une toute jeune fille de 12 ans permet à l’auteur de développer toutes sortes de sentiments, ce qu’elle fait à merveille. On est tour à tour émus, chatouillé, révoltés et emportés du début à la fin. Je ne m’attendais pas du tout à cette emprise du livre.

Ma fille (9 ans) a commencé le premier tome, puis nous nous le sommes chipé l’une à l’autre chaque soir avant que je ne passe au deuxième tome et lui abandonne le premier. Elle s’est très vite identifiée au personnage et chaque soir je dois laisser la lumière allumée pour qu’elle puisse terminer son chapitre. C’est un plaisir de pouvoir en discuter et de partager cet univers et ces personnages. J’espère qu’elle s’accrochera.

 

 

Depuis Harry Potter et Le môme en conserve, je ne m’étais pas autant amusée avec un roman jeunesse, mis à part celui que j’ai illustré et que j’espère vous montrer bientôt !

Et vous, que lisez-vous en ce moment ?

 

[DIY] Projet 12 #LaFrance

[DIY] Projet 12 #LaFrance

Sur le fil, voici ma participation au Projet 12 créatif de Miss Paillettes & Catastrophes. Le thème de janvier était La France.

Par extension, j’ai pensé à un monument qui symboliserait la France, et donc forcément à la Tour Eiffel et à Paris, mais j’ai opté pour un pont célèbre, le pont Mirabeau près duquel j’ai habité.

Si on ne voit pas la Tour Eiffel depuis le pont, c’est un chemin que l’on emprunte volontiers pour se promener et qui évoque invariablement la poésie d’Apollinaire.

Il me donne systématiquement envie de chanter sa mise en musique par Léo Ferré.

Il est issu du recueil Alcools que j’ai étudié et que j’adore relire. En voici les vers :

 

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu’il m’en souvienne
La joie venait toujours après la peine.Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure.

Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l’onde si lasse.

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure.

L’amour s’en va comme cette eau courante
L’amour s’en va
Comme la vie est lente
Et comme l’Espérance est violente.

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure.

Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine.

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure.

 

J’ai longtemps hésité entre les collages, les estampes et la peinture à l’éponge et mon classicisme l’a emporté ! Une toile, de l’acrylique et des pinceaux.

 

 

J’ai ensuite choisi une calligraphie et reporté les premiers vers au feutre à alcool

 

 

Voilà le résultat. J’aime bien les couleurs d’automne !

 

Bientôt la liste des participantes ! Vivement la suite du voyage. Pour nous accompagner dans ce Tout du monde créatif : demandez à rejoindre le Projet12 !

Une visite… au Musée en Herbe

Musée en herbe - ateliers à la loupe

C’est grâce à la newsletter de Citizen Kid que je me suis intéressée à ce musée parisien, tout près de chez moi.

Situé le long du grand magasin La Samaritaine, fermé pour rénovation depuis de nombreuses années, il est également tout près de Saint-Germain-l’Auxerrois et du Pont-Neuf, de quoi faire une jolie visite en ce dimanche ensoleillé ! Regarder les photos de l’intérieur du grand magasin, musarder le long de l’église et lever le nez, découvrir l’école élémentaire de l’Arbre sec et enfin, entrer au chaud.

Le Musée en Herbe est destiné au public âgé de 3 à 103 ans, est-il indiqué sur une affiche !

Le musée, fondé en 1975, était initialement installé au Jardin d’acclimatation, mais depuis 2016 il est situé au 23 rue de l’Arbre-Sec dans le 1er arrondissement de Paris. Il est géré par une association loi de 1901.

On peut y découvrir des parcours-jeux sur des thèmes artistiques par le biais du jeu. Le déplacement dans le musée se fait au travers d’enquêtes, de découverte d’objets dans les toiles ou les sculptures exposées. Un livret-jeu accompagne les enfants tout au long du parcours. On peut également inscrire les enfants à des visites commentées, des ateliers créatifs, par groupe d’âge, accompagnés d’un adulte.

Notre prétexte pour découvrir le Musée e Herbe était l’exposition temporaire « Ateliers à la loupe ».

C’est une exposition très intelligente conçue comme une enquête pour entrer dans l’intimité des peintres en découvrant leur atelier. Le peintre Damian Elwes, ami de certains de ces artistes, s’est inspiré de leurs œuvres et des photos de leur atelier pour recréer ceux-ci en peinture. On peut ainsi découvrir les ateliers de Matisse, Dali, Picasso, Calder, Andy Wahrol ou Frida Kakho à travers des toiles, des dessins, de grands panneaux. Les enfants, munis de leur guide se promènent dans le musée en cherchant des indices afin de démasquer un coupable !

 

L’exposition est conçue comme une visite des ateliers. Ceux-ci sont à la fois issus de reportages photos et d’invention.

Le peintre s’est ingénié à imaginer ces univers comme il se représente les artistes et c’est à la fois drôle, poétique et très bien documenté.

L’atelier de Picasso est celui qui a le plus arrêté mon fils, dans la mesure où il avait visité le musée dédié au peintre dans le Marais au mois de janvier. Il a apprécié chercher  les instruments de musique, découvrir des ébauches des Demoiselles d’Avignon. Ma fille s’est arrêtée sur l’atelier de Frida Kahlo (la dame au mono sourcil ^^) et moi sur celui de Calder.

Je tire mon chapeau au peintre Damian Elwes qui a dû énormément travailler en amont. Ces toiles sont merveilleuses.

 

A la fin de l’enquête, les enfants se présentent avec leur guide papier auprès d’une personne qui vérifie leurs arguments et s’ils gagnent, ils reçoivent un tube de gouache en cadeau. Dans le cas contraire, elle les aide à résoudre l’énigme. En résumé, je recommande cette exposition. De 5 à 9 ans sans aucun souci, avec l’aide d’un adulte. Au-delà, c’est ludique, mais les jeunes ados préféreront des musées moins bruyants et moins fréquentés.

Les visites guidées ont l’air absolument passionnantes  et nous sommes motivés pour tester également les ateliers artistiques.

 

LE MUSÉE EN HERBE

23, rue de l’Arbre-Sec / 75001 Paris
Tél : 01 40 67 97 66
musee-en-herbe@orange.fr