Le petit chaperon rouge

Depuis longtemps, j’avais envie de réaliser une toile sur ce conte. J’avais peint un premier fond de toile, que j’avais abandonné, puis décidé de prendre un format plus grand, que je n’ai jamais commencé. Je savais déjà son emplacement final dans ma maison. Je voyais une haute futaie, noir et blanc, ou enneigée, un loup blanc. Je ne voulais pas d’un tableau effrayant, je voyais plutôt une complicité entre l’enfant et l’animal, une connivence pour que la petite fille ne soit pas seule.

Et puis un jour, je découvre l’oeuvre de Florence Noëlle Bonnet, photographe. Florence réalise des portraits, couvre les mariages, mais elle met également en scène ses enfants dans des compositions merveilleuses et poétiques, et dans des contes. Le traitement du sujet est toujours féerique, avec une lumière particulière, dense, blanche, qui auréole ses personnages, les rendant intemporels. Ses oeuvres me parlent énormément et m’inspirent. Petit extrait :

florence-bonnet-photographie3

florence-bonnet-photographie1

J’ai rapidement commencé à réaliser de petits dessins pour des cartes postales et les lui ai soumis. Elle a très gentiment accepté que je m’inspire de son travail. Et puis j’ai découvert sa session « Le petit chaperon rouge » avec un chien-loup blanc. Et j’ai su que cette petite fille serait le sujet parfait de cette toile qui attendait dans mon esprit.

florence-bonnet-photographie2

Les deux personnages étaient parfaits : enfin il y avait cette complicité. Florence, elle aussi, avait interprété le conte de cette manière intime et pas du tout effrayante. Son loup était blanc et ne se dissimulait pas. Il a fallu une commande sur ce thème pour qu’enfin je me décide à le sortir de ma tête et de mon cœur. Et je me suis aperçu que je n’avais pas le format commandé, j’ai donc repris le grand format initialement prévu pour cette toile (ah le hasard). Le tableau qui est alors sorti était le mien, mais il n’était pas celui que je destinais à la petite Anaëlle qui devait le recevoir. Plus je peignais, plus il me plaisait.

J’en ai donc réalisé deux à la suite, et je les aime tous deux beaucoup. L’un est clair, gai, avec deux couleurs opposées et complémentaire, l’autre est sombre, fort, contrasté. Cette petite fille aux yeux bridés, au regard coquin, au sourire hésitant semble à l’aise dans cette forêt, et semble bien avoir dompté le loup qui marche à ses côtés et la protège. Finalement, l’animal ne personnalise plus la peur qui vient de l’intérieur, il n’est que lui-même et le couple chemine, confiant.

le-petit-chaperon-rouge-par-dessine-moi-un-prenom2

le-petit-chaperon-rouge-dmup

le-petit-chaperon-rouge-by-dessine-moi-un-prenom

le-petit-chaperon-rouge-dmup-detail copie

Retrouvez mes tableaux issus de contes dans la boutique.

Ils sont très différents l’un de l’autre. Lequel a votre préférence ? Quelle est votre interprétation de ce conte célèbre, en tant qu’enfant, en tant qu’adulte ?

isabelle-dessine-moi-un-prenom

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.