[P12] La peinture au gros sel

Après la gourmandise, le lieu de rêve, la créature fantastique, ce mois-ci le Projet 12 prévoyait que nous plancherions sur une autre facette de notre personnalité :

Bien qu’étant du signe astrologique de la balance et donc de l’élément Air, je me sens plutôt fille de l’Eau. C’est mon élément, depuis le bain avec charlotte sur la tête, aux cours de natation, jusqu’aux longueurs dans la mer déchaînée les jours de tempête.

Puisant dans cette idée de l’eau et de la mer, j’ai eu envie d’essayer pour la première fois une technique que les instituteurs connaissent bien pour la mettre en pratique en maternelle : la peinture au gros sel.

Le matériel b’est pas très compliqué : une feuille de papier 300 g, de la peinture aquarelle ou de la gouache, du gros sel (de Guérande pour nous), de l’eau et des pinceaux.

Appliquez du scotch sur la feuille pour délimiter la surface à peindre, puis humidifiez-la.

Passez plusieurs couches de peinture plus ou moins épaisses.

Disséminez du gros sel irrégulièrement sur la surface, de haut en bas.

Admirez les effets surprenants que provoque cette réaction ! Le gros sel absorbe la peinture, parfois jusqu’au papier, et laisse des endroits plus sombres entre chaque surface absorbée.

Laissez ensuite sécher puis ôtez le gros sel.

Et voilà !

On y voit selon les gens des choses différentes. Moi j’aime y voir de l’eau. Alors j’ai fait la même chose dans la partie haute et inversé l’intensité des couleurs.

Mon amoureux, une petite bicoque, des rochers accidentés, la mer, un livre et de quoi dessiner, le bonheur !

Si vous voulez rejoindre le challenge du P12 (12 mois = 12 défis créatifs), venez sur le groupe Facebook vous présenter.

Et pour vous convaincre, venez donc voir les autres participations sur le blog de Miss Cata

[DIY] P12 – Si j’étais une couleur

En 2019, le projet P12 sera un portrait chinois à 12 facettes. Parler de soi, mais à travers des mots et des images, j’adore le concept. Dessiner les contours d’une personnalité c’est une jolie idée.

Pour le P12 de janvier, il fallait choisir UNE couleur.

Oulà, pas évident ça ! Voire impossible. J’avais opté pour du bleu, du turquoise profond, comme la mer, joyeux, vitaminé, symbole de douceur, mais aussi de réflexion. C’est une couleur qui me fait du bien, qui me donne envie d’évasion, mais aussi de concentration et de création. Celles des vacances, mais aussi du travail.

Tout allait bien jusqu’à ce que je découvre le matériel dont je disposais et l’urgence de publier en janvier (ben oui, c’est le dernier jour, je suis un peu charrette). Donc, du bleu il y a, mais pas en si grande quantité que je l’aurais voulu !

Je vous propose un tutoriel « Fabriquer une Maison de petite souris »

Matériel

  • Boîte en métal
  • Feutrine de couleur
  • Feuilles papier de couleur (Toga pour moi)
  • Tissu
  • Laine rose et noire
  • Colle

Coller des feuilles de papier pour décorer les deux parties de la boîte de notre petite souris.

Préparer le couchage : confectionner de petits coussins en tissu et un sac de couchage en feutrine (pour moi du rose, à défaut de bleu ^^).

Découpez les pièces de la souris : deux parties arrondies pour le corps et les membres et les oreilles. Coudre à la machine et retourner, puis ajouter les oreilles à la main.

Broder les détails : yeux, moustaches et petit nez rose.

Quelques ustensiles plus loin, notre souris s’est aménagé un loft :

Au programme : lecture des fables de La Fontaine, bain moussant et pique-nique gourmand sur le pouce !

Chat et souris : la rencontre !

Et quand vous entendez : « Oh maman, c’est trop chou, je vais dormir avec elle ! » je crois que c’est gagné.

Finalement, Maman est une souris bleue (mais pas seulement) !

Je suis contente d’avoir relevé ce défi avec cette création qui me tenait à cœur. J’aime l’idée d’un jeu tout-en-un bien caché et qu’on peut emmener partout. Et vous ? Vous aimez les petites boîtes surprise ?

Pour découvrir les autres participations, je vous invite à découvrir le blog de Miss Paillettes et catastrophes

[Anniversaire Harry Potter #2] Fabriquer une mandragore

Je suis très en retard dans mes publications de tutoriels, c’est peu de le dire. Il y a 6 mois, je vous présentais la fabrication de baguettes magiques dignes d’Ollivander, le célèbre vendeur de baguettes dans le Chemin de Traverse à Londres.

Aujourd’hui, pour parfaire le buffet de présentation de l’anniversaire Harry Potter, je vous propose de fabriquer une mandragore !

Oui, une mandragore, une petite mandragore, cette plante-racine que les élèves de Poudlard sont censés rempoter dans l’Ecole des Sorciers, risquant d’y laisser leurs tympans, voire, de s’évanouir. Dans la saga Harry Potter, les mandragores permettent aussi de faire revenir à la vie ceux qui ont été pétrifiés par le basilic.

Elles sont représentées comme des plantes vaguement anthropomorphes, avec un visage et des bras, et surtout une bouche qui poussent des cris épouvantables.

Pour la réalisation il vous faudra :

  • Du papier aluminium
  • Du coton
  • Du scotch gommé et de l’eau
  • Du gesso (sous-couche universelle)
  • De la peinture, gouache, acrylique ou aquarelle
  • De la feutrine verte
  • De grands trombones
  • Du papier de soie marron
  • Un pot
  • De la colle, des ciseaux, une pince

Fabriquer tout d’abord une forme en aluminium : un corps en deux boules réunies par des feuilles qui les enveloppent, quatre tiges dans la partie supérieure et des racines pour que la mandragore tienne dans le pot.

Ne vous inquiétez pas de la souplesse apparente, nous rigidifierons l’ensemble par la suite.

Avec le scotch gommé humidifié, recouvrez délicatement votre forme en aluminium. Déchirez les bandes à la bonne taille et appliquez les doucement sur le gabarit.

Avec du coton, formez les sourcils, la bouche et les bras de la mandragore. Puis appliquez de nouveau du scotch gommé.

Laissez sécher l’ensemble jusqu’à ce que la mandragore soit prête à peindre. Comptez une bonne demi-heure environ.

Commence maintenant la partie la plus compliquée peut-être : la peinture. Passez une couche de gesso sur la mandragore pour protéger le papier. Puis appliquez un badigeon de beige sur l’ensemble pour représenter le bois.

Enfin, soulignez les traits principaux avec une peinture plus sombre : dessous des sourcils, yeux, narines. Dessinez les yeux et les narines avec du marron façon puis ajoutez de la peinture plus claire pour faire ressortir les reliefs :

Plantez la mandragore dans un pot comme Harry Potter et ajoutez tout autour du papier de soie brun foncé pour la maintenir en équilibre. Elle est ainsi bien au chaud des racines à la taille !

Préparez la feutrine et les trombones : découpez les feuilles de la mandragore (prévoyez 2 à 3 feuilles par branche) et faites chauffer la colle !

Dépliez les trombones et collez-les sur les feuilles. Puis ajoutez une feuille au verso. Vous pourrez ainsi recouvrir les trombones. Ensuite, fichez les trombes dans les branches jusqu’à la base des feuilles.

Et voilà, votre mandragore est prête !

N’est-elle pas fiérote, mon Hermione Granger, avec sa mandragore Homemade ?

Le prochain tuto sera la fabrication du Choipeau ! Promis, il arrivera plus vite cette fois !

Réaliser un arbre de vie à ma façon

Pendant les vacances d’été, Hélène, institutrice à l’Ecole Marcel Buhler de Blois, m’a fait part de son projet pour sa classe à la rentrée : travailler
sur l’album « Mama Miti mère des arbres » et faire peindre à ses élèves les arbres que Wangari a permis de planter mais à la manière de plusieurs artistes, dont la mienne, celle de Dessine-moi un prénom.

Depuis quelques années, en cours d’Arts plastiques, Hélène présente des peintres et leur œuvre en suggérant de comprendre et d’imiter leur style.

J’ai été émue et enchantée par cette idée, et un peu intimidée aussi ! Participer à la rédaction d’une fiche d’histoire de l’art sur soi-même, c’est quand même super étrange il faut avouer.

Hélène m’a dit quelques temps après que les enfants étaient ravis de travailler sur un peintre, mais surtout pour une fois, sur un peintre vivant ! (rires) Elle a choisi de leur montrer surtout les arbres de vie à pois, la collection de 2017 et de les inciter à réaliser leurs propres peintures.

Voici leur résultat, je le trouve splendide, plein de vie et de joie. C’est ce que représente aussi l’arbre de vie : un tronc solide et des feuilles vives, témoins de toutes nos expériences. Certains arbres de la forêt sont sérieux, dans des camaïeux très proches et d’autres plus contrastés. On sent bien que les groupes sont constitués de personnalités très différentes.

Merci Hélène pour cet exercice qui m’a beaucoup touchée.

J’espère que vous vous êtes beaucoup amusés et que vous peindrez des arbres lorsque vous en ressentirez l’envie ou le besoin !

[DIY] Comment peindre un casier à tiroirs en bois – P12

[DIY] Comment peindre un casier à tiroirs en bois – P12

Il y a quelques semaines, j’ai trouvé un casier en bois à tiroirs en bois brut chez Leroy-Merlin. J’ai tout de suite imaginé qu’il pourrait servir pour les tout petits objets que collectionne mon fils aîné (petits dinosaures, billes, épées et pistolets de playmobil), vous savez toutes ces petites choses que vous trouvez sur votre chemin quand vous êtes pieds nus et que vous traversez la chambre des monstres en pleine nuit parce qu’ils ont fait un cauchemar ?

Puisque la chambre des garçons est enfin refaite avec des couleurs vives, j’ai opté pour un thème américain, copié sur le tissu de la couette de mon fils qu’il adore. C’était l’occasion de participer au challenge du P12 mené de main de maître par Miss Cata, avec cette illustration de la route 66 !

 

 

Cette Route 66 (officiellement US Route 66) est une ancienne route américaine qui reliait Chicago (Illinois) à Santa Monica (Californie), entre les années 1926 et 1985 aux États-Unis.

Sa longueur a beaucoup varié au gré des années et des remaniements de son tracé. Les Américains la surnomment The Mother Road ou Main Street USA.

La Route 66 a été officiellement déclassée en 1985. Si elle n’a plus d’existence officielle, elle conserve un caractère mythique et est sans doute la plus connue des routes américaines. Depuis le début des années 1990, des mouvements se sont créés pour assurer sa préservation, et les initiatives visant à y développer le tourisme sont de plus en plus nombreuses. La route est ainsi à nouveau fléchée à plusieurs endroits sous le nom Historic Route 66.

 

 

 

Voici les casiers vierges tels que vous pouvez les trouver dans les magasins de bricolage ou de loisirs créatifs :

Comment procéder ? Recouvrez l’ensemble du casier et des tiroirs avec une première couche de peinture ou, de préférence, du Gesso, un apprêt tous supports. Utilisez par exemple un pinceau de qualité de base, type pinceau brosse assez large. Choisissez des couleurs acryliques, en tube ou en pot (s’il vous reste des fonds de pot de peinture pour les murs, c’est également parfait).  Utilisez un large pinceau lisse et pas d’eau, surtout si vous n’avez pas de Gesso.

J’ai peint le casier en rouge vif, puis alterné les couleurs pour les tiroirs : blanc, rouge et bleu. Chaque élément a nécessité deux couches de peinture, c’est un peu fastidieux et long, je vous l’accorde.

Appliquez ensuite le décor voulu, soit avec un pinceau fin, soit avec un crayon à peinture (type Posca).

Je me suis inspirée du patchwork et de la passion actuelle de mon fils pour les Etats-Unis et les voitures : étoiles, lignes, blasons et panneaux autoroutiers.

Une fois les éléments peints, vaporisez du vernis en aérosol. Ce sera ainsi plus facile de nettoyer la poussière.

 

 

Amusez-vous à imaginer ce que vous auriez envie de faire, comment dépasser la simple juxtaposition de cubes. Mon fils a beaucoup apprécié les casiers et les a déposés sur son bureau, avec ses trésors préférés, ses pirates et chevaliers, loin des mains curieuses de son petit frère.

Ambiance chaude et propice au voyage, non ?

Un jour, maman, je serai cowboy aux Etats-Unis !